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La détresse des yazidis 13 photographies


Le New York Times vient de publier un reportage sur l’esclavage sexuel dans les zones conquises par Daech avec des témoignages plus que poignants . Se servant de la religion de l’Islam et à partir d’une lecture des versets coraniques, on s’autorise à tuer, s’emparer des biens d’autrui,  violer en toute bonne conscience car cela fait partie du butin de guerre auquel a droit le combattant de la foi musulmane justifie l’organisation terroriste Daech. Le viol est ainsi institutionnalisé par Daesh. Au total, 5.270 femmes yazidies ont été enlevées l’année dernière.

L’esclavage sexuel dans les régions conquises est maintenant mis en place. Les victimes en sont les mécréants non musulmans et notamment les Yazidis, une communauté ancienne vivant en Syrie et en Irak adepte d’un monothéisme d’influence kurde.

Un extrait du reportage traduit en langue française suivi d’une sélection photos évoquant la détresse des yazidis. A lire et à méditer.

Traduction : 

Dans les moments précédant le viol d’une yazidie de 12 ans, le combattant de l’État islamique a pris le temps d’expliquer que ce qu’il comptait faire n’était pas un péché. Puisque la fillette n’était pas musulmane, le Coran non seulement lui donnait le droit de passer à l’acte, mais il le tolèrait et l’encourageait. Il l’a ligotée et l’a bâillonnée. Puis il s’est à genoux à côté du lit,  se prosterna en prière avant de la violer. Son forfait accompli, il se mit à prier.
«Je lui répétais que ça fait mal. Arrêtez  s’il vous plaît », dit la jeune fille dont le corps est si petit qu’un adulte pourrait entourer sa taille avec ses deux mains. «Il m’a dit que selon l’islam, il est permis de violer une non  croyante. Il a dit que, par cet acte, il se rapproche de Dieu», dit-elle dans une interview enregistrée dans un camp de réfugiés auquel elle a échappé après 11 mois de captivité.

Le viol systématique des femmes et des filles de la minorité religieuse yazidite est devenu profondément ancré dans l’organisation et la théologie radicale de l’État islamique.  Ce groupe terroriste a également annoncé qu’il  fera renaître l’esclavage en tant qu’institution officielle.
Un total de 5 270 Yazidis ont été enlevés l’année dernière, et au moins 3 144 sont toujours détenus, selon les dirigeants de la communauté. Pour y faire face, l’État islamique a développé une bureaucratie détaillée de l’esclavage sexuel, y compris des contrats de vente notariés par les tribunaux islamiques. Cette pratique est devenue un outil de recrutement mis en place pour attirer les hommes de sociétés musulmanes profondément conservatrices, où les rapports sexuels occasionnels sont tabous et les fréquentations, hors mariage,  sont interdites.
Un nombre croissant de  mémorandums politiques internes et de discussions théologiques a établi des lignes directrices pour l’esclavage, y compris un long manuel pratique délivré par le ministère de la recherche et de la fatwa juste le mois dernier. La direction de l’état islamique a renforcé une lecture étroite et sélective du Coran et d’autres décrets religieux pour justifier non seulement la violence, mais aussi de célébrer chaque agression sexuelle en tant que spirituellement bénéfique, même vertueuse.

Une conquête bien planifiée

L’Introduction formelle de l’esclavage sexuel systématique,  par l’état islamique, remonte à 3 août 2014, lorsque ses combattants ont envahi les villages sur le flanc sud du mont Sinjar, un massif escarpé de roches dans le nord de l’Irak. Ses vallées et ses ravins abritent les Yazidis, une minorité religieuse minuscule qui représentent moins de 1,5 % de la population irakienne estimée à  34 millions.
Les survivants disent que les hommes et les femmes ont été séparés dès la première heure de leur capture. Les adolescents devaient lever leurs chemises, et s’ils avaient des cheveux axillaires ils étaient destinés à rejoindre leurs frères et pères. Dans les villages conquis, les hommes et les garçons plus âgés ont été chassés et emmenés vers des champs voisins, où ils étaient exécutés à l’arme automatique.
Les jeunes filles célibataires, séparées des femmes adultes et des enfants, étaient forcées de monter dans des bus. Elles ont été conduites plus tard à la salle de mariage Galaxy située dans la ville irakienne de Mossoul. Tout était bien planifié, la salle était déjà préparée pour accueillir les « Sabaya ». Ils avaient des matelas, des assiettes et des ustensiles, de la nourriture et de l’eau pour des centaines de personnes.
Le commerce du sexe de l’État islamique semble être basé uniquement sur des femmes et des filles de la minorité yazidite. Pour l’instant, il n’y a pas eu de campagne généralisée visant à asservir les femmes d’autres minorités religieuses.
De la même manière que certains passages de la Bible ont été utilisés, des siècles plus tard, pour soutenir le commerce des esclaves aux États-Unis, l’État islamique cite des versets spécifiques ou des histoires dans le Coran ou dans la Sunna  pour justifier leur pratiques.

Le marché des «Sabaya»

Les femmes et les plus jolies filles ont été vendues dans les premières semaines après leur capture. Les femmes mariées et les femmes âgées ont été transportées d’un endroit à un autre, vivant dans l’équivalent d’un enclos humain durant des mois, jusqu’à ce qu’un acheteur potentiel s’intéresse à eux. Les combattants tentaient de déterminer si elles étaient enceintes, conformément à une règle de la charia indiquant qu’un homme ne peut pas avoir des rapports sexuels avec son esclave si elle est enceinte. Pour ce faire, les détenues ont été contraintes de répondre à des questions intimes, y compris la date exacte de leur dernier cycle menstruel.
Tout était permis avec les «Sabaya ». La seule interdiction est d’avoir des relations sexuelles avec une esclave enceinte. Le combattant devrait donc attendre que la captive ait son cycle menstruel avant d’avoir des rapports sexuels avec elle. les seules femmes qui n’ont pas été violées étaient les femmes déjà enceintes au moment de leur capture, ainsi que ceux qui étaient en post ménopause.
Il semble n’y avoir aucune limite à ce qui est sexuellement admissible. Le viol des enfants est expressément toléré. Ainsi, il est permis d’avoir des rapports sexuels avec la femme esclave qui n’a pas atteint la puberté  si elle est apte à faire des rapports sexuels.

 

Tears: Bafrin, 19, took this picture of her mother. 'It was so hard to take such a photo... when she started crying I also cried,' she recalled

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Yezidi girl carries an assault rifle to protect her family against ISIS

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